Le plaisir de se rencontrer

La fête n’a pas d’autre but que le plaisir. Le plaisir de se retrouver, le plaisir d’être soi, le plaisir de danser, le plaisir d’être heureux, le plaisir d’être bien. Contrairement au travail et aux études, il n’y a pas d’objectif, pas de but à atteindre pas de contraintes mais juste profiter.

Plus, les contraintes et la rigueur sont élevées, plus le besoin de se défouler est fort. C’est pourquoi certains n’hésitent plus à sortir au beau milieu de la semaine. Même si les regrets se font vite sentir le lendemain, lorsqu’il faut faire bonne figure et faire mine de ne pas avoir la gueule de bois au travail. Cette culpabilité disparaîtra, une fois que la force du côté obscur de la fête nous aura à nouveau envahis.

Que ce soit avec des amis, la famille ou les collègues, cela rythme avec, rassemblement. Ce moment particulier qui sort du quotidien et nous offre une liberté nous permettant de s’extraire du rôle que nous impose quotidiennement la société. Dans ce contexte hors du commun, on peut devenir quelqu’un d’autre. Notamment lors de soirées à thèmes déguisés.

Ainsi, tu n’es plus le garçon timide de la compta, mais le roi du karaoké, ce n’est plus la fille bizarre aux lunettes, mais la reine de la piste de danse. On montre une nouvelle facette de notre personnalité, ce qui nous permet de rencontrer de nouvelles personnes. C’est libérateur et parfois perturbant. En effet, la fête impose une certaine sociabilité, que quelques personnes trouvent oppressante.

Quand on s’amuse, on va plus facilement vers les autres, on lâche prise sur l’image que l’on renvoie, surtout quand les parents, les patrons et même les collègues sont absents. Faire la fête, c’est retrouver entre copains et/ou en famille. Mais c’est surtout s’autoriser à être soi.